Priorisation des risques fondée sur les parties prenantes pour la première évaluation des risques climatiques et de biodiversité en Belgique

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Le premier rapport d'évaluation des risques climatiques en Belgique, qui s'appuie sur un processus de consultation des parties prenantes guidé par Möbius, identifie les risques prioritaires et fournit des informations scientifiques pour les politiques de crise et d'adaptation.

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Défi stratégique

La Belgique subit déjà les effets du changement climatique et de la perte de biodiversité. Les inondations menacent les habitations, les terres agricoles et les infrastructures. Les vagues de chaleur exercent une pression sur la santé publique, en particulier pour les personnes âgées et les groupes vulnérables. Les périodes de sécheresse affectent la production agricole et l’approvisionnement en eau potable. Parallèlement, la perte de biodiversité affaiblit des services écosystémiques essentiels tels que la pollinisation, la purification de l’eau et la fertilité des sols. 

Ces risques n’affectent pas uniquement l’environnement, mais également l’économie, la santé publique, la cohésion sociale et même la sécurité nationale

Afin d’agir de manière proactive, le Centre fédéral d’évaluation des risques climatiques (CERAC) a commandité la toute première évaluation nationale des risques liés au climat et à la biodiversité. Le projet a été réalisé par un consortium composé de l’ICEDD, VITO, Ramboll, l’ULiège et Möbius, en étroite collaboration avec le CERAC. 

L’objectif de cette étude est de : 

  • Développer une vision globale des risques associés à un réchauffement climatique de 2°C, 3°C et 4°C.
  • Identifier les lacunes en matière de connaissances et définir des priorités.
  • Fournir des éléments scientifiquement fondés au Conseil national de sécurité et aux futures stratégies d’adaptation climatique. 
Cette première évaluation nationale des risques climatiques et de biodiversité a nécessité de réunir un groupe très diversifié d’experts et de parties prenantes. Möbius a assuré un processus de consultation fluide et bien organisé, permettant un dialogue constructif et fournissant une base solide pour les conclusions de l’étude et les étapes suivantes.
Aurore Brunson cheffe de projet Climat et Environnement

Une méthodologie en trois étapes

L’étude couvre un large éventail de systèmes sociétaux : les écosystèmes (marins, côtiers, d’eau douce, les sols et les forêts), le système alimentaire, les infrastructures et bâtiments, la santé et la cohésion sociale, ainsi que l’économie et le secteur financier. 

La force de ce projet réside dans la combinaison d’une analyse scientifique rigoureuse et d’un processus participatif étendu. Möbius a joué un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre du processus d’implication des parties prenantes – du recrutement des participants à la facilitation et à l’animation des ateliers. 

Étape 1 : Identification des risques 

L’étude a débuté par une revue de la littérature afin de cartographier l’ensemble des risques potentiels liés au climat et à la biodiversité en Belgique. Sur cette base, une sélection des risques les plus pertinents pour le contexte belge et nécessitant une analyse approfondie a été réalisée. 

Étape 2 : Analyse des risques 

Les risques sélectionnés ont ensuite été analysés en profondeur. Une revue approfondie de la littérature a permis de caractériser leur gravité, leur probabilité et le niveau de préparation des politiques publiques. Des entretiens avec des scientifiques et des experts politiques ont été menés afin de valider et d’enrichir les résultats, garantissant ainsi une analyse à la fois robuste sur le plan scientifique et pertinente pour les politiques publiques. 

Étape 3 : Priorisation des risques 

Les risques ont été priorisés sur la base de deux critères explicites : leur gravité et le niveau de préparation des politiques. Cela permet au Conseil national de sécurité et aux décideurs politiques d’identifier les domaines nécessitant une action urgente.

Lors de cette phase finale, l’implication des parties prenantes a été essentielle. Möbius, en collaboration avec l’équipe du CERAC et avec le soutien de l’ULiège, a conçu et facilité un processus de consultation structuré, réunissant des experts académiques, des représentants des secteurs concernés et des utilisateurs finaux clés tels que les décideurs politiques et les acteurs de la sécurité.

Grâce à des ateliers interactifs et une enquête Delphi, une liste de priorités largement soutenue a été établie, garantissant l’identification claire et la reconnaissance collective des risques les plus urgents.

Résultats 

  • Analyse nationale des risques : une vue d’ensemble scientifiquement fondée et largement reconnue des principaux risques climatiques en Belgique. Découvrez l’évaluation belge des risques climatiques ici.
  • Enseignements pertinents pour les politiques publiques : premières recommandations servant d’input au Conseil national de sécurité et aux futurs plans d’adaptation.
  • Forte implication des parties prenantes : un processus participatif réussi réunissant scientifiques, décideurs politiques, acteurs de la sécurité et secteurs concernés.